Lancement de la campagne d’hiver Bob :
 « Bob et fier de l’être »


Aujourd’hui, « être Bob » n’est pas encore considéré comme une règle de conduite que tous les conducteurs suivent. En d’autres termes, ce n’est toujours pas devenu une véritable norme sociale. Ainsi, pas moins d’1 Belge sur 3 admet avoir conduit sous influence d’alcool durant le mois écoulé, et dans notre pays on recense en moyenne 12 accidents impliquant un conducteur testé positif tous les jours. Afin de faire changer les choses, la campagne de cette année entend jouer sur le sentiment de fierté de ceux qui s’engagent à être Bob.

1) Alcool au volant : 1 accident sur 10  
Bien que le pourcentage de conducteurs sous l’influence d’alcool se situe en moyenne entre 2 et 3% selon les mesures effectuées par l’institut Vias, ils représentent proportionnellement une grande part dans les accidents de la route. Ainsi, environ 1 automobiliste sur 10 est contrôlé positif après un accident corporel. En nombre absolu, cela représente près de 4.300 accidents corporels en 2016, dans lesquels il s’est avéré qu’au moins un conducteur était sous l’influence d’alcool.
 
L’institut Vias constate que les pourcentages de tests positifs sont plus élevés chez les hommes et pendant la nuit, en particulier le week-end. La Wallonie compte également plus de conducteurs sous influence d’alcool que la Flandre.


2) Un « code culturel » dans certains pays, mais pas en Belgique 
Les pays scandinaves donnent le bon exemple
En Finlande et en Norvège, le pourcentage d’automobilistes positifs est en moyenne 10 fois moins important qu’en Belgique. Mais dans ces pays, le fait de ne pas combiner boire et conduire est un « code culturel » et il existe une forte pression sociale contre la conduite sous l’influence de l’alcool.
 
Qu’en est-il de la Belgique ?
Dans une récente enquête, l’institut Vias a mesuré le rapport entre « avoir un comportement socialement responsable » et « avoir une tendance à boire au volant ». Ainsi, dans un bus bondé, trois quarts des gens interrogés disent céder leur place à une personne âgée. Dans les files aux caisses des supermarchés, la même proportion de gens laissent passer la personne suivante quand celle-ci a une quantité limitée d’articles. La majorité des gens adoptent donc dans la plupart des situations de tous les jours un comportement socialement responsable.
 
Malheureusement, cela ne se reflète pas dans leur attitude par rapport à la conduite sous l’influence de l’alcool. Ainsi, plus d’1 Belge sur 3 avoue avoir pris le volant au cours du mois écoulé après avoir consommé de l’alcool. Et quand ils savent qu’ils vont conduire, bon nombre de conducteurs restreignent un peu leur consommation d’alcool mais sans tenir compte de la limite légale. L’objectif de la nouvelle campagne Bob est de faire en sorte que « conduire et ne pas boire » devienne une norme sociale aussi évidente que céder sa place à une personne âgée dans le bus, par exemple.

 
3) Le message de la nouvelle campagne : « Bob et fier de l’être. » 
Nouveau chapitre
Cet hiver marque le début d’un tout nouveau chapitre Bob. Le message est plus clair que jamais : « Bob et fier de l’être ». C’est en effet Bob qui veille à ce que son/sa partenaire, ses enfants, sa famille, ses amis, ses collègues ou ses clients rentrent chez eux en toute sécurité. Il choisit de conduire et donc de ne boire que des boissons sans alcool ou il réserve un taxi pour tout le monde, donne des conseils en matière de transports en commun, prépare un logement douillet… Être Bob signifie donc choisir à l’avance la solution pour un retour en toute sécurité. Être Bob est tout simplement une attitude dont on peut être fier !
 
Jusqu’au 29 janvier 2018, Bruxelles Mobilité, l’Agence Wallonne pour la sécurité routière, la Vlaamse Stichting Verkeerskunde, Assuralia, les Brasseurs Belges et l’institut Vias diffuseront, dans les 3 Régions, le message : « Bob et fier de l’être ». Vous êtes Bob ? Alors soyez-en fier !

 

             

Soyez fier d’être Bob
Des centaines d’affiches le long des (auto)routes en Flandre et en Wallonie mettront en avant des Bob fiers de l’être. A Bruxelles, les bus de la STIB seront habillés aux couleurs de Bob. Toutes les villes, communes, zones de police… recevront prochainement des outils de communication pour sensibiliser la population. Le but : mettre en avant les Bob de leur ville, commune, zone de police comme ambassadeurs de la sécurité routière et leur montrer qu’ils sont fiers d’eux. Ce matériel comprend non seulement des bannières et des messages à poster en ligne, mais aussi des affiches personnalisables et des mini-films d’animation à diffuser sur les écrans d’information des communes.
 
Cet hiver, la campagne Bob fera également le tour des marchés de Noël et des réceptions de Nouvel an avec une caravane dans laquelle il sera possible de faire des affiches personnalisées. Sous le slogan « Ton assureur est fier de Bob », ce photomaton permettra de valoriser les Bob.
 
Enfin, les membres de la fédération des Brasseurs Belges distribueront gratuitement des Bobtails, les fameux cocktails préparés à base de bières non alcoolisées aux Bob présents dans les différents marchés de Noël et réceptions de Nouvel an.



Personnes de contact:
Anne-Laure Mouligneaux – porte-parole du Ministre J. Jambon – 0497/47 16 08
Mélisa Blot – porte-parole du Ministre F. Bellot - 0471/44.92.49.
Marie Minet - porte-parole du Ministre C. Di Antonio - 0479/88 84 75
Pierre Migisha - porte-parole de la Secrétaire d’Etat Bianca Debaets – 0475/72 04 12
Jeroen Tiebout - porte-parole du Ministre Ben Weyts – 0477/99 80 88
Benoit Godart - porte-parole de l’institut Vias – 0476/24 67 20

Les centristes, palme d’or de l’incivilité
En agglomération, c’est la non-utilisation du clignotant qui irrite le plus
En Belgique, la « Journée nationale de la sécurité routière » est célébrée chaque année le 15 novembre. A cette occasion, l’institut Vias a mené une enquête sur l’agressivité et les comportements irritants dans la circulation. Cette enquête révèle notamment que les conducteurs agressifs sont 2 fois plus impliqués dans les accidents que les conducteurs plus « calmes ». Parmi les comportements irritants, le fait de « squatter » la bande du milieu sur autoroute et la non-utilisation du clignotant en agglomération sont les comportements les plus détestés par les conducteurs. On note aussi quelques différences étonnantes en fonction des provinces…
Le 15 novembre, journée nationale de la sécurité routière
Parmi les mesures prises à l’occasion des Etats Généraux de la Sécurité Routière de 2015, il avait été décidé d’organiser une « journée nationale de la sécurité routière » tous les 15 novembre. Cette année, l’institut Vias publie les résultats d’une enquête effectuée auprès d’un échantillon représentatif de la population belge à propos des comportements irritants et de l’agressivité dans la circulation.

Résultats de l’enquête


1) En Wallonie, les conducteurs wallons au pied lourd irritent
Le fait de rester sur la bande du milieu d’une autoroute est, de très loin, le comportement jugé le plus irritant: il est nommé en premier lieu par plus d’une personne interrogée sur 4 (27%). Les Wallons (36%) et les Bruxellois (34%) s’en plaignent beaucoup plus que les Flamands (22%), en particulier dans la province de Namur où la moitié des personnes interrogées (48%) le citent en premier lieu. Le fait de talonner un autre conducteur (14%) et la non-utilisation du clignotant (11%) complètent le classement des comportements les plus irritants sur autoroute.
 
A Bruxelles, le podium est radicalement différent puisque derrière les centristes, on trouve le slalom entre les autres conducteurs (17%) et le fait de téléphoner au volant (12%).
 
En Wallonie, les conducteurs qui roulent trop vite apparaissent dans le top 3 des comportements les plus irritants et sont indiqués par quasi une personne sur 12 (8%). La province du Brabant wallon est la seule province où le fait de talonner un autre conducteur apparaît dans le top 3 des comportements irritants (16%)
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Top 3 des comportements irritants sur autoroute
  Belgique     Wallonie     Bruxelles  
1)  rester sur la bande du milieu au lieu de se rabattre 27%   1)  rester sur la bande du milieu au lieu de se rabattre 36%   1) rester sur la bande du milieu au lieu de se rabattre 34%
2) talonner les autres conducteurs                14% 2) ne pas utiliser ses clignotants 9% 2) slalomer entre les autres conducteurs 17%
3) ne pas utiliser ses clignotants 11% 3) rouler trop vite 8% 3) téléphoner au volant 12%

2) Le clignotant mal-aimé
La non-utilisation du clignotant est le comportement le plus irritant en agglomération : il est cité par 1 personne interrogée sur 4 (25%) et même 1 personne sur 3 à Bruxelles. Liège est la seule province où ce comportement est devancé dans le classement par le téléphone au volant (21%).
 
En deuxième position, on retrouve le GSM au volant (21%) et le fait d’entrer dans un carrefour encombré en bloquant les autres usagers (18%). Ce dernier comportement irrite particulièrement les Bruxellois qui le citent de loin en premier lieu (33%).

 
  Belgique     Wallonie     Bruxelles  
1)  ne pas utiliser son clignotant 25%  1)  ne pas utiliser son clignotant 36%  1)  entrer dans un carrefour encombré en bloquant les autres usagers 34%
2) utiliser son GSM au volant                   21% 2) utiliser son GSM au volant   9% 2) ne pas utiliser son clignotant 17%
3) entrer dans un carrefour encombré en bloquant les autres usagers 18% 3) entrer dans un carrefour encombré en bloquant les autres usagers 8% 3) utiliser son GSM au volant 15%

3) Les conducteurs agressifs 2 fois plus impliqués dans des accidents
L’enquête de l’institut Vias s’est aussi penchée sur l’agressivité dans la circulation. Plus d’1 Belge sur 2 (57%) dit avoir été victime d’agressivité dans le trafic au cours de l’année écoulée. Il s’agit la plupart du temps de coups de klaxon (28%), de gestes obscènes(28%) ou d’injures (27%) mais dans 2% des cas, il s’agit d’agression physique.
 
Il existe une grosse différence entre les Régions : plus d’1 Flamand sur 2 (52%) déclare ne pas avoir été victime d’agressivité dans la circulation au cours de l’année écoulée (contre 33% des Wallons et seulement 28% des Bruxellois). Les Wallons (38%) et les Bruxellois (39%) sont 2 fois plus nombreux à avoir été victimes de coups de klaxon que les Flamands (20%).
 
Au niveau provincial, on note le pourcentage particulièrement élevé de Liégeois (43%) victimes d’agressivité verbale. C’est la province belge où ce pourcentage est le plus élevé et c’est 2 fois plus que dans les provinces de Luxembourg (17%) ou de Namur (20%).
 
Au cours de l’année écoulée, 1 personne interrogée sur 40 (2,5%) déclare être déjà descendue au moins une fois de voiture pour s’expliquer avec un autre conducteur.
 
Enfin, cette enquête permet d’établir un lien direct entre comportement agressif et implication dans un accident. Ainsi, les conducteurs souvent ou quotidiennement agressifs ont été deux fois plus impliqués dans un accident (20%) ces 3 dernières années que ceux qui se montrent rarement voire jamais agressifs (11%).

 
Agressivité dans le trafic : les 10 conseils pour y remédier
  1. La sécurité routière est l’affaire de tous : en respectant le code de la route en toutes circonstances, les autres conducteurs peuvent prévoir plus facilement votre comportement.
  2. Personne ne cherche à vous nuire, l’erreur est humaine. Même les manœuvres les plus dangereuses ne sont pas destinées à vous énerver.
  3. Don’t worry, be happy. Restez détendu au volant. La route n’est pas l’endroit indiqué pour évacuer vos frustrations ou votre stress.
  4. Ne prenez pas la route, partagez-la. Vous n’êtes pas le seul à vouloir arriver à temps. Essayez de rester courtois, calme et patient, d’autant que la courtoisie est contagieuse.
  5. N’hésitez pas à faire un geste de remerciement ou d’excuse. Un simple signe suffit et ne coûte rien.
Et si, malgré tout, la situation dégénère
  1. Ne vous énervez pas. Ne pas réagir permet d’éviter que la situation se détériore.
  2. Ne montrez pas votre réprobation. Laissez les réprimandes aux policiers et les cours de conduite aux instructeurs. Vous ne calmerez pas un autre usager en le rappelant à l’ordre, bien au contraire !
  3. Ne soyez pas provoquant : adoptez une attitude neutre.  N’essayez pas d’avoir raison à tout prix. Au besoin, quittez les lieux.
  4. Votre voiture est votre première protection. Si l’autre usager ne s’est pas calmé, fermez les portières. Vous serez ainsi moins vulnérable et vous ne ferez rien que vous puissiez regretter ensuite.
  5. Allez chercher de l’aide. Rendez-vous si possible dans un endroit fréquenté. Si vous êtes tout de même victime d’une infraction, ayez toujours le réflexe de prévenir les services de police.