Automobilistes, cyclistes : partageons la route !
Le passage du Tour de France en Belgique est l’occasion de rappeler certaines règles parfois méconnues

 
L’an dernier, le nombre d’accidents entre un automobiliste et un cycliste a augmenté de 3% par rapport à 2015. Certains cas d’agressivité entre les deux catégories d’usagers ont par ailleurs été récemment médiatisés. Le passage du Tour de France dans notre pays est donc l’occasion pour l’IBSR, le Ministre fédéral de la Mobilité François Bellot, le GRACQ et la ville de Verviers de rappeler quelques règles de bonne entente entre cyclistes et automobilistes. Cette action appelée « La route se partage » est soutenue par l’organisation du Tour et initiée par un cycliste lui-même victime de 2 graves accidents de la route. Au départ de l’étape tout à l’heure, des dépliants seront distribués aux spectateurs afin de rappeler ce message.
 
En 2016, un peu moins de 6000 accidents corporels ont impliqué un cycliste et un automobiliste en Belgique, soit 16 par jour. Entre les deux catégories d’usagers, les relations sont parfois tendues. Une enquête réalisée par l’IBSR l’an dernier montre quelles sont les principales sources d’irritation de part et d’autre.
 
Les portières, pièges pour les cyclistes
A la question « quel comportement des automobilistes vous irrite le plus ? », voici les réponses les plus données par les cyclistes et le rappel de la règle qui concerne le comportement en question : 


1. ouvrir la portière sans faire attention : 52%
Ce que dit le code de la route (article 28):  
« Il est interdit d'ouvrir la portière d'un véhicule, de la laisser ouverte, de descendre d'un véhicule ou d'y monter, sans s'être assuré qu'il ne peut en résulter ni danger ni gêne pour d'autres usagers de la route en particulier les piétons et les conducteurs de véhicules à deux roues ».
 

2. se garer sur une piste cyclable : 47%
Ce que dit le code de la route (article 24): 
 « Il est interdit de mettre un véhicule à l'arrêt ou en stationnement à tout endroit où il est manifestement susceptible de constituer un danger pour les autres usagers de la route ou de les gêner sans nécessité, notamment (…) sur les pistes cyclables (…) ».
 

3. rouler trop près du cycliste : 36%
Ce que dit le code de la route (article 40ter): 
« Le conducteur d'un véhicule automobile ou d'une motocyclette doit laisser une distance latérale d'au moins un mètre entre son véhicule et le cycliste ou le conducteur de cyclomoteur à deux roues ».
  
Les automobilistes irrités par le manque de visibilité des cyclistes
Le même genre de question a été posée aux automobilistes. Voici le comportement des cyclistes qui les irritent le plus :


1. circuler dans l’obscurité sans éclairage : 51%
Ce que dit le code de la route (article 82.1.1): 
 « Entre la tombée et le lever du jour ainsi qu'en toute circonstance où il n'est plus possible de voir distinctement jusqu'à une distance d'environ 200 mètres, les cyclistes doivent utiliser à l'avant et à l'arrière un feu fixe ou clignotant non éblouissant. À l'avant, le feu doit être blanc ou jaune, à l'arrière, rouge ».
 

2. rouler sur la chaussée alors qu’il y a une piste cyclable : 47%
Ce que dit le code de la route (article 9.1.2): 
 « Lorsque la voie publique comporte une piste cyclable praticable, indiquée par des marques routières telles que prévues à l'article 74, les cyclistes et les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues classe A sont tenus de suivre cette piste cyclable, pour autant qu'elle se trouve à droite par rapport au sens de leur marche ».


3. rouler à deux de front : 37%
Ce que dit le code de la route (article 43.2):
« Les cyclistes circulant sur la chaussée peuvent rouler à deux de front sauf lorsque le croisement n'est pas possible. En outre, en dehors de l'agglomération, ils doivent se mettre en file à l'approche d'un véhicule venant de l'arrière ».
 
Conclusion
« On ne prend pas la route, on la partage » : le passage du Tour de France en Belgique est l’occasion idéale de rappeler aux automobilistes et aux cyclistes que tous les usagers de la route ont des droits mais aussi des obligations. Le respect mutuel fait partie de ces obligations. En adoptant un comportement courtois et respectueux, ils contribueront non seulement à l’amélioration de la convivialité dans la circulation mais également de la sécurité routière. Bref, tout le monde en sortira gagnant.

 

3 conseils aux automobilistes
1. Redoublez de prudence lorsque vous dépassez un cycliste. Gardez une distance latérale d’1 m et ne vous rabattez pas trop rapidement.
2. Vous êtes garé parallèlement à la chaussée ? Jetez un œil dans votre rétroviseur avant de sortir.
3. Ne vous garez jamais sur une piste cyclable. C'est non seulement irritant, mais également dangereux pour les cyclistes.
 
3 conseils aux cyclistes
1. Si vous voulez être respecté des autres usagers, respectez le code de la route, en particulier les endroits où vous pouvez rouler.
2. Même lorsque c'est autorisé, remettez-vous en file indienne en cas de trafic dense. Les automobilistes apprécieront votre geste.
3. Allumez vos feux dès qu'il fait sombre même si vous portez une veste réfléchissante.

 


IBSR: Plus de 6 jeunes conducteurs sur 10 ont peur de passer l’examen pratique du permis

L’IBSR lance l’application « Smart Drivers » pour les guider lors de leur apprentissage

 
Plus de 4 jeunes sur 10 estiment que le plus difficile lorsqu’on conduit est de se garer correctement. Un garçon sur 15 estime qu’il suffit de rouler 1000 km pour avoir assez d’expérience. Sur la base de ces constats, l’IBSR lance en collaboration avec Baloise, Q8, Recytyre et Volvo Cars, une plateforme en ligne et une application gratuite qui guident pas à pas les jeunes et leurs parents dans leur quête du permis de conduire et les accompagne après son obtention.
 
Enquête de l’IBSR
A l’occasion du lancement de la plateforme « Smart Drivers », l’IBSR a mené, en collaboration avec Radio Contact et MNM, une enquête auprès de 400 jeunes concernant leurs expériences et leurs craintes de (l’apprentissage de) la conduite.
 
62% ont peur de l’examen pratique
Les jeunes craignent plus l’examen pratique que l’examen théorique. Pour 62% d’entre eux, la réussite de l’examen pratique est la chose la plus difficile pour l’obtention du permis. Le fait qu’un examinateur épie toutes leurs réactions leur semble particulièrement stressant.
 
7% des garçons pensent avoir assez d’expérience après 1000 kilomètres
Le moment où l’on peut dire de soi que l’on est un conducteur « expérimenté » est subjectif mais on sait que le risque d’accident diminue après 10.000 kilomètres. Pourtant, 7% des garçons se considèrent déjà comme des conducteurs « expérimentés » après avoir parcouru 1000 kilomètres. Les filles ne sont que 3% à le penser.
 
La manœuvre la plus difficile ? Se garer pour 43% des jeunes
43% des jeunes trouvent que le stationnement est la manœuvre la plus difficile. 21% pointent du doigt la difficulté de suivre le bon itinéraire. Pour 20% des personnes interrogées, c’est la marche arrière qui leur donne le plus de fil à retordre.
Lorsqu’il s’agit des tâches de conduite les plus difficiles, le fait de devoir être attentif à tous les signaux routiers est cité par 58% des jeunes ; 21% déclarent avoir du mal à ne pas utiliser leur GSM au volant.
 

Statistiques d’accidents
Le nombre d’accidents impliquant de jeunes conducteurs de 18 à 24 ans a baissé de 34% ces 10 dernières années, alors que dans le même temps, le nombre d’accidents en général baissait de 19%. Les chiffres restent malgré tout impressionnants puisque chaque jour, 18 accidents en moyenne impliquent de jeunes conducteurs. Leur part parmi l’ensemble des conducteurs victimes d’accidents est néanmoins passé en 10 ans de 23% à moins de 19%. Bref, la sécurité routière des jeunes conducteurs a évolué de manière plus favorable que pour les autres tranches d’âge, même s’ils restent surreprésentés dans les accidents. Ainsi, ils sont impliqués dans 21% des accidents enregistrés en 2016 alors qu'ils représentent seulement 9% de la population.
 
Qui plus est, la Belgique est à la traîne au niveau européen. Le nombre de jeunes tués par million d’habitants est sensiblement plus important dans notre pays que dans quasi tous les pays européens : 122 jeunes décédés chaque année dans notre pays contre 110 en France, 79 en Allemagne et même 47 aux Pays-Bas, par exemple.
 

La campagne « Smart Drivers »
« Smart Drivers » est un projet complet visant à accompagner les jeunes pas à pas en vue de devenir des conducteurs sûrs. Il se compose d’une plateforme en ligne et d’une application qui mesure leur comportement au volant. Le programme « Smart Drivers » fournit par ailleurs une aide précieuse aux parents afin qu’ils puissent remplir correctement leur rôle de guide. L’accessibilité à la plateforme et à l’application est entièrement gratuite.
 
La plateforme pour les jeunes
Dans un premier temps, la plateforme aiguille les jeunes sur la route les menant au permis théorique. Ils reçoivent des informations juridiques et des conseils pour s’y préparer au mieux.
 
Après l’examen théorique, un module les accompagne durant la période du permis provisoire, notamment au moyen de vidéos d’instruction utiles. Les jeunes peuvent ainsi se préparer de manière optimale à l’examen pratique. Ils peuvent également déjà utiliser l’application Smart Drivers qui mesure leur comportement au volant à l’aide de plusieurs paramètres (accélération, freinage, vitesse, usage du smartphone au volant, etc.). Après chaque trajet, le chauffeur reçoit du feed-back sur son parcours. Les bons conducteurs sont récompensés par des badges et peuvent même remporter des prix. Une fois leur permis en poche, les jeunes ont bien entendu aussi la possibilité de continuer à utiliser cette application.
 
La plateforme pour les parents
Smart Drivers est unique en ce sens qu’il apporte également un soutien aux guides, généralement les parents. Ils peuvent non seulement rafraîchir leurs connaissances du code de la route, mais ils reçoivent aussi des conseils ciblés sur la manière d’accompagner au mieux leurs enfants.
 
Le projet Smart Drivers est le fruit d’une collaboration entre l’IBSR et ses partenaires  Baloise, Q8, Recytyre et Volvo Cars.
 
Bart Walraet, porte-parole Baloise. « Nous sommes heureux que Baloise Insurance puisse contribuer à améliorer la sécurité routière. Cela fait longtemps que nous misons sur la prévention et nous avons même mené auparavant une étude avec des systèmes qui enregistrent le comportement au volant. Il en est clairement ressorti que les conducteurs conduisent plus prudemment lorsqu’ils regardent leurs scores de conduite sur l’application. Elle donne du feed-back sur la vitesse, l’accélération, les freinages brusques et aide à prévenir les accidents. Nous espérons, par la même occasion, faire en sorte que les parents se sentent moins anxieux et stressés lorsqu’ils apprennent à conduire à leurs enfants et au moment où ceux-ci doivent prendre la route seuls ».

Karin Genoe, administrateur délégué de l’IBSR : « Ces dernières années, les chiffres d’accidents impliquant de jeunes conducteurs ont connu une évolution positive en Belgique. Et pourtant, en comparaison de ce qui se passe à l’étranger, nous sommes encore à la traîne. Smart Drivers tient à remédier à cette situation. Pour qu’un jeune automobiliste puisse prendre part au trafic en sécurité, il ne suffit pas qu’il apprenne à conduire une voiture. Il est également indispensable de lui inculquer la bonne mentalité et de l’accompagner tout au long de son apprentissage. Ce n’est ainsi qu’il pourra devenir un conducteur plus sûr et plus expérimenté ».


Il est possible de télécharger la vidéo de promotion de Smart Drivers et les modules sur : https://we.tl/Xhxn32e60s

 
Personnes de contact:
Benoit Godart (porte-parole IBSR): 0476/24.67.20
Bart Walraet (porte-parole Baloise): 0473 90 23 08
Filip Willems (Marketing Manager Q8): 0499/99. 39.28
Wouter Muësen (porte-parole Recytyre): 0496/81.90.15